La lettre de mission est obligatoire (article 10.1 du RIN) mais mal gérée, elle fait fuir les clients. Voici comment la présenter, la faire signer, et à quel moment.
La lettre de mission — ou convention d'honoraires — est une obligation déontologique : elle précise la mission, les honoraires, les débours, et le mode de facturation. Le piège : la présenter comme un contrat commercial à faire signer AVANT toute discussion. Le client qui vous consulte pour la première fois veut d'abord être écouté et rassuré. Si vous sortez un document de 4 pages à signer avant même d'avoir répondu à sa question, il se sent traité comme un dossier, pas comme une personne. La bonne méthode : (1) recevez-le, écoutez, donnez un premier avis ; (2) à la fin de la consultation, proposeez la suite : « Voici la lettre de mission qui formalise ce que nous venons de voir — les honoraires sont de X, la mission porte sur Y » ; (3) laissez un délai de réflexion si le client le demande ; (4) proposez une signature électronique (Yousign, Docusign, universign) plutôt qu'un rendez-vous supplémentaire. Résultat : un taux de signature supérieur à 80% au lieu des 50% observés quand la lettre est brandie d'emblée.
Non : l'article 10.1 du RIN exige une convention écrite, sauf urgence ou intervention d'office — et même dans ce cas, une confirmation écrite doit suivre dès que possible.
Oui, par avenant à la lettre de mission signé par le client. Toute modification unilatérale est contraire à la déontologie.
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